L’art de perdre
a.k.a.
[De la perte à l’introspection puis à la renaissance, un processus d’éveil de conscience en 3 étapes.]
Il m’a fallu longtemps pour comprendre à quel point la perte était une part essentielle de l’éveil spirituel et de l’évolution de conscience chez l’être humain.
Il y a un art de perdre.
C’est de cette façon seulement qu’il est possible de faciliter et d’accélérer l’intégration d’une nouvelle conscience en soi et d’embrasser la réalité nouvelle qui est en adéquation avec cette nouvelle conscience.
Au moment où la perte frappe de plein fouet, les circonstances sont souvent inconfortables, incompréhensibles, douloureuses voire totalement injustes.
En comprenant qu’il existe une opportunité derrière chaque situation que la vie nous demande d’expérimenter – aussi douloureuse soit-elle – et en s’ouvrant à cette façon de voir, alors le changement associé à la perte que l’on a subi ou que l’on ressent se vivra de façon plus fluide, plus naturelle et avec le moins de résistance possible.
À l’origine de ma prise de conscience, un roman intitulé “L’art de perdre” d’Alice Zeniter qu’une amie m’avait offert. Le titre m’avait interpellé dans ce qu’il avait de contradictoire. En quoi est-ce que perdre pouvait être un art ?
Et puis, sans ne plus vraiment y penser, les pièces du puzzle ont peu à peu trouvé leur place jusqu’à ce que tout s’éclaire de sens. La perte avait avoir avec mon propre cheminement et en y réfléchissant bien, avec celui de tous mes clients et de tous mes proches.
J’ai réalisé qu’il était impossible de renaître à celui que l’on est vraiment ou accueillir le renouveau en soi sans qu’il y ait au départ perte ou tout du moins sentiment de perte.
La perte est nécessaire et inhérente à toute forme de changement intérieur. Elle est le point de départ de notre transformation. C’est ainsi que j’ai pu identifier les trois étapes qui caractérisent les éveils de conscience.
Tout commence toujours par la perte. La perte de repères, de sens, de direction, de compréhension. Quand on en est au début de son éveil spirituel, il n’est pas rare que ce sentiment corresponde à une réalité vécue telle que le deuil, la maladie, la séparation, l’accident, le licenciement, etc…
Tout à coup, je me retrouve confronté[e] à un voire plusieurs changements dans ma vie, qui vont nécessairement générer du stress et parfois engendrer ou réveiller une douleur profonde.
Parfois le chemin sera long pour guérir et surmonter le stress, parfois il sera plus rapide, mais c’est toujours la perte – qui en tant qu’étape cruciale – se retrouve bel et bien à l’origine de ma transformation.
La perte conduit ensuite naturellement à me remettre en question et à effectuer une plongée en eaux profondes à l’intérieur de moi.
Suis-je heureux [heureuse] dans ma vie ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? Et pourquoi est-ce important ? Qu’est-ce que je veux réellement être et vivre aujourd’hui ?
Je questionne mes valeurs, mes relations, ma famille, mon travail, mon mode de vie, en réalité, absolument tout ce qui a trait à ma vie.
À la suite de cette introspection qui peut être plus ou moins longue elle aussi, vient alors la renaissance.
La renaissance est le fruit d’un profond changement intérieur qui découle de nouvelles croyances, de nouvelles envies d’être et d’agir, de nouvelles prises de position motivées par l’écart observé entre ce que je vis et ce que j’ai vraiment envie de vivre.
Ce nouveau regard sur soi et sur le monde qui m’entoure me repositionne naturellement au centre de ma vie. Il est alors possible non seulement de commencer à reconnaître ma part de responsabilité dans ce que je vis mais aussi d’embrasser ma pleine puissance créatrice pour littéralement renaître de mes cendres.
Ce processus 1/ perte > 2/ introspection > 3/ renaissance intervient de façon spécifique pour chacun mais selon mes observations, c’est toujours cette même séquence qui est mise en œuvre.
Au moment d’un éveil spirituel, cette transformation peut être vraiment intense. Dans d’autres cas, elle s’étalera sur plusieurs années. Mais si l’on observe bien ce qui se passe, ce sont ces mêmes trois étapes qui vont se reproduire en réalité à plusieurs reprises tout au long de la vie.
En fait, elles se répètent continuellement de manière à ce que petit à petit vivre devienne aussi fluide que respirer.
Selon cette perspective, respirer, c’est un peu accepter de mourir à la seconde qui passe pour renaître à la seconde suivante et ainsi de suite.
Aussi, si j’apprends à me rallier au présent et à mourir au passé ; donc à me détacher de tout ce qui est à chaque instant, alors j’apprends à maîtriser l’art de perdre.
Nous vivons tous ce phénomène et parfois nous pouvons éprouver des difficultés pour passer d’une étape à l’autre. Nos résistances face aux changements que la vie nous impose ralentissent nos transformations.
Lorsque c’est le cas, j’invite à se faire accompagner.
Même si chacun suit son chemin et que chaque chemin est unique, certains passages sont délicats et peuvent bénéficier de l’accompagnement d’un guide qui va savoir comment agir pour faciliter la transformation qui est en train de se vivre.
Et toi aujourd’hui, si tu prends le temps de t’arrêter sur ce que tu vis en ce moment, à quelle étape es-tu de ton cheminement ? Perte, introspection ou renaissance ? Qu’en penses-tu ?
Laisse-nous un commentaire à la suite de l’article ou partage-le si tu penses qu’il pourrait parler à quelqu’un que tu connais.
Thomas Courcoul, Naturothérapeute, spécialiste de la thérapie quantique et de l’évolution de conscience



